L'extinction de la contrefaçon dans le luxe grâce à la biométrie

L’extinction de la contrefaçon dans le luxe grâce à la biométrie

Publié le 24 novembre 2020

Secteurs : Technologie

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Mots-clés : Contrefaçon - Digital - Innovation - Luxe

La fondation Origyn propose une solution innovante qui pourrait définitivement annihiler toute envie d’acquérir et d’arborer une contrefaçon de produit de luxe.

Maître Laurine Janin et Nicolas Pinel de l’association Luxe Partenaires ont reçu Vincent Perriard, co-fondateur d’Origyn, une fondation suisse à but non lucratif qui lutte contre la contrefaçon en associant intelligence artificielle et apprentissage automatique à travers la biométrie. Dans le secteur de l’horlogerie et de la joaillerie, il suffira d’un instant pour authentifier le produit grâce à cette technologie.

L’authentification et le marché de la seconde main…

L’horlogerie suisse représente 18 millards d’euros d’exportation hors 2020 et l’horlogerie de seconde main représente presque 47 millards d’euros. Le changement de mentalité et de comportement mais également le changement d’offre de marques de luxe ont contribué à cette forte accélération de la demande du marché de seconde main.
Néanmoins les doutes peuvent surnager ; un produit contrefait de seconde main pourrait être accompagné d’un certificat d’authenticité.

La vision d’Origyn se construit autour de 3 objectifs : trouver un système d’authentification universel d’un produit de luxe qui permet d’exposer la contrefaçon, partager la gouvernance de cette innovation aux acteurs qui veulent y participer et enfin réduire fortement la contrefaçon et les dégâts qu’elle engendre. Comment cela fonctionne-t-il ? La montre est photographiée en très haute définition au moment
de l’assemblage, des centaines de points uniques en ressortent et qui créent un clone digital de celle-ci. Ce clone numérique détient toutes les informations liées à la montre et sont protégées par Origyn. Ensuite, il sera possible d’authentifier le produit en un instant en utilisant une application de son smartphone. L’horlogerie ne pouvait se permettre d’intégrer une puce électronique car cela serait trop contraignant en terme de fabrication. Ainsi, grâce au système de biométrie, la montre disposera de sa propre authentification.

Pour terminer, Vincent Perriard a répondu à quelques questions des spectateurs concernant cette technologie :

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Vincent Perriard

« Lors de la révision avec les changements de pièces, la marque doit-elle mettre à jour sa base de données ? Comment gérez-vous les altérations de la montre qui modifient le scan ? »
Vincent Perriard : « Oui car cela permet de contrôler les évolutions de la montre et concernant les altérations, les points uniques diminuent mais grâce à l’intelligence artificielle et à l’automatisation du système, ils peuvent toujours être identifiés à un certain nombre de points. »

« Comment procèderont les ventes aux enchères ? »
Vincent Perriard : « Il y aura peut-être une mise en place de partenariats avec les maisons de vente aux enchères. Comme les plateformes de seconde main, les ventes aux enchères ont leur propre spécialiste qui gère l’authentification, Origyn pense que la marque est la seule étant habilitée à authentifier son produit. »

« En joaillerie, est-ce qu’Origyn peut détecter quand une des pierres a
été remplacée par exemple ? Cette application ne risquerait-elle pas d’augmenter la qualité de la contrefaçon ? »

Vincent Perriard : « Également en joaillerie, il sera possible de détecter le remplacement. Grâce à cette application, ce sera la fin de la contrefaçon. L’oeil humain ne peut pas rivaliser avec la photographie et ses pixels. »

Si vous souhaitez visionner la visioconférence, nous vous invitons à cliquer sur ce lien : https://youtu.be/om1-KfSY6AA

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